LES ORIGINES


Au Moyen Age
Le Hovawart est une très ancienne race allemande, que l’on connaîtrait depuis le Moyen Age.
Molossoïde de type montagne, il compte au titre de ses ancêtres les anciens dogues apparus au III
e millénaire avant notre ère au Tibet.

Son histoire reste obscure jusqu’à l’époque du Haut Moyen Age : datant de cette époque des textes anciens , et notamment juridiques, comme
Der Sachsenspiegel – 1230 - (Le Miroir de Saxe) parlent d’une race de chien en des termes tels que nous pouvons penser que le Hovawart était déjà au service de l’Homme en qualité de gardien du Hova  (la propriété foncière).
Le Hofwart (de
Hova : bien, ferme, cour et Wart : gardien), n’était pas seulement le gardien du foyer, il était aussi le protecteur des troupeaux et le compagnon de combat de l’homme contre le gros gibier féroce.
Le choix pour l’élevage et la sélection des sujets les plus forts et les plus sains a créé une forme d’animal domestique qui ressemble déjà à notre Hovawart, par son aspect extérieur et son caractère heureux.
Toute coloration grise était interdite pour le différencier nettement du loup.
Dans son caractère on retrouvait la fidélité au maître, l’amour protecteur à l’égard des enfants, de l’homme et des animaux domestiques, combinés à une immense ardeur au combat.
Cet animal était précieux pour l’homme : on en retrouve la preuve dans un ouvrage de droit allemand publié en 1380
Der Schwabenspiegel (Le Miroir de Souabe) qui indique qu’une forte amende sera due pour toute atteinte au Hofwart.
En 1473, un autre texte juridique condamne tout individu qui tuerait un Hovawart à payer une amende d’autant plus forte que le crime serait commis de nuit.

Représentation dans l’art

En 1513, le grand peintre Albrecht Dürer réalise une gravure sur cuivre intitulée « le Chevalier, la Mort et le Diable » ce chevalier sans peur et sans reproche chevauchant imperturbable sous le regard sarcastique de la Mort et du Diable est accompagné d’un grand chien… beaucoup s’accordent à y voir notre Hovawart.




Le Hovawart moderne

Avec la disparition progressive du loup, les différentes guerres ayant atteint le territoire Allemand, le Hovawart tomba presque dans l’oubli.
Le célèbre cynologue Kurt König, peu après la première guerre mondiale décida de reconstituer le Hovawart du Haut Moyen Age à partir de chiens de ferme qu’il avait sélectionnés dans les régions du Harz et de la Forêt Noire.
L’élevage de K.F. Könïg fut basé sur un principe fondamental : recréer un chien ayant un physique parfait et doté de qualités utiles pour l’homme.
Il dirigea sa sélection en vue d’obtenir un animal de forte constitution, non massif, robuste, résistant aux intempéries, sans négliger son allure empreinte de noblesse.
A ces qualités physiques, s’ajoutèrent des traits de caractère moraux et pratiques qu
i permirent au Hovawart moderne de devenir tour à tour, chien de garde, de défense, de police, d’aveugle, de recherche, de catastrophe… Tâches nouvelles pour la gente canine que les nobles et les paysans d’antan n’utilisaient que pour la chasse ou le combat.



En 1922, le Club du Hovawart est créé en Allemagne et les premiers spécimens furent inscrits au Livre des Origines et identifiés par tatouage.
Dés lors l’élevage se développa et Johann Becker créa en 1927 avec quelques amis le Groupe Régional Hessois du Hovawart.
En 1937, la Fédération Internationale Cynologique (FCI) reconnut la race et créa une section « Hovawarts et chiens de garde d’origine »
La seconde guerre mondiale décima une part très importante du cheptel et les quelques propriétaires restants furent dispersés dans tout le pays.
Quelques rescapés, fanatiques de la race, dont J.A. Becker, reprirent le flambeau et créerent le 2 juillet 1947 l’Association d’Elevage du chien de race Hovawart .
En 1957, les premiers sujets participent à un concours, et durant les dix années suivantes, ils furent de plus en plus nombreux a remporter des prix lors de concours d’utilité.
En 1964, la FCI reconnaît le Hovawart comme chien d’utilité et l’admet au sein du club très fermé des races de chiens d’utilité allemands.
En 1965, l’association de race (RZVHH) décide d’interdire à la reproduction tout chien non indemne de dysplasie de la hanche.
Cette exigence ralentit à nouveau le développement de la race, mais avec un grand bénéfice puisque, aujourd’hui dans la race Hovawart les cas de dysplasie sont très rares.

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